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De la sueur, du sang et des larmes.

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Message par Invité le Mer 10 Nov 2010 - 20:43

Les guerres du Ier Empire ont eu leurs lots d'horreur, où le sang se mêlait aux larmes, et où la vengeance connut ses lettres de noblesse.

Je vais vous relater, à travers plusieurs articles, une partie de ces évènements tragiques qui ont auréolé la guerre en Espagne.


...Parmi les sombres vedettes, voici la guérilla de Juan Martin Diez, dit l'Empecinado, en français, "l'Empoissé", car le personnage est natif de Castillo de Duero, ville alors peuplée, semble-t-il, de cordonniers.
Diez n'est pas un débutant. En 1792, il a combattu dans les rangs de la cavalerie espagnole lors de la guerre contre la jeune et hérétique République française. Sa troupe, forte de quelque mille cinq cents hommes et six cents chevaux ressemble à une petite armée avec ses uniformes ; bruns à revers rouges pour les fantassins, verts et bleus avec chapeau à la Henri IV pour les cavaliers.

C'est contre cette que le général Hugo mènera une longue et patiente partie de cache-cache. Partie ponctuée des traditionnelles cruautés. Pour ne pas rester abstrait, donnons quelques exemples des prouesses des hommes de Diez :

Au mois d'août 1810, vingt grenadiers et une cantinière, faits prisonniers à Villafranca de Navarre, sont martyrisés par les "soldats" de l'Empecinado. Préalablement dévêtue, puis enduite de noir de fumée, la malheureuse femme est promenée sur un âne, la tête tournée vers l'arrière. La puta de los franceses, comme le proclame l'écriteau qu'on lui a suspendu autour du cou, sera ensuite exposée dans une cage d'osier, un œil crevé, une oreille coupée, avant d'être clouée sur la porte de l'église.

Pour sa rédemption sans aucun doute.

Tirés au sort, cinq grenadiers sont enterrés jusqu'aux épaules et la foule, qui n'a pas voulu rater le spectacle de choix, joue aux quilles avec leurs têtes et n'arrêtera que lorsque les hommes ne seront plus qu'une bouillie. Les quinze autres sont assommés le 15 août à Puenta la Reyna, bourg proche de Villafranca par le boucher. Un expert. Lorsque les troupes françaises, averties par l'alcade et le curé révoltés par cette barbarie, arriveront sur les lieux, elles trouveront les guérilleros et les habitants célébrant par une carmagnole dantesque les massacre des antéchrists.

L'uniforme qu'ils portaient n'avait pas fait des hommes de hommes de Diez des soldats. Est-il besoin de préciser que les deux localités coupables subirent immédiatement un châtiment à l'antique qu'elles n'avaient pas volé.

De la sueur, du sang et des larmes. 28qytqr
Juan Martin Diez l'Empecinado.
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Message par Invité le Jeu 11 Nov 2010 - 7:39

Bon ! à l'heure du café et des biscottes ça met dans l'ambiance tt de suite !
Excellente idée en tout ca La Flamme de revenir sur cette guerre pour le moins incomprise par nos contemporains et sans doute aussi pour beaucoup des hommes de cette glorieuse époque ...
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Message par Invité le Jeu 11 Nov 2010 - 7:48

Merci Vlad,
On oubli souvent que derrière les beaux récits des grandes victoires, des belles tenues, il existe une face cachée qui se révèle parfois très douloureuse.
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Message par Invité le Jeu 11 Nov 2010 - 8:30

La menace appelant la menace, les Français répondent et une surenchère diabolique règle les représailles exercées par les deux camps. Mina ayant fait exécuter près de Pampelune deux officiers et quatre soldats, le général Abbé, commandant une division placée sous les ordres du général Reille, gouverneur militaire de la Navarre, fait fusiller six Espagnols, puis il augmente le tarif : dix Espagnols pour un Français.

La réponse ne tarde pas. Les braves guérilleros ne fusillent pas les quatre soldats dont ils s'emparent, ils les pendent par les pieds après leur avoir coupé le nez et les oreilles et crevé les yeux. Les enchères s'envolent : quatre officiers français pour un espagnol ; vingt soldats pour un guérillero. Abbé suit : quarante prisonniers sont fusillés, ce qui au moins est propre.

Mina a certainement laissé un souvenir ébloui dans son pays. Mais quelle que soit la légitimité de son action, les atrocités commises par sa bande doivent nous faire exécrer son nom. En effet, pour justifier les mutilations infligées à ces femmes faites prisonnières le 25 mai 1811 sur la route de Salinas ? Ce jour là, un convoi composé d'un millier de prisonniers anglais et espagnols et une centaine de voitures chargées de malades et de blessés français se dirige vers Bayonne, venant de Vitoria.

Pour escorte, quatre cents hommes de la Jeune Garde et deux cents sous-officiers et soldats de divers régiments d'infanterie. Mina, informé par des espions au nombre desquels figurait la maitresse espagnole du chef d'état-major du général Reille, se met en embuscade.

Il est six heures du matin, Mina laisse la colonne s'engager dans le défilé de Salinas après qu'elle eut gravi la montagne qui s'élève à la sortie de Vitoria. La colonne, qui s'étire sur plus d'une lieue, est attaquée au centre et à l'arrière par des forces quatre fois supérieures auxquelles se joignent les prisonniers espagnols. On raconte que les soldats anglais, dont la sympathie pour ces tueurs dépenaillés n'était pas très vive, demandèrent des fusils pour aider les Français à repousser les assaillants.

Le combat se prolongea jusqu'à 3 heures de l'après-midi et se termina logiquement par l'écrasement de l'escorte. elle perdit deux cents hommes dans l'affaire. Sans compter les malades et les blessés étripés dans les voitures qui les transportaient. Plus cinq femmes si épouvantablement mutilées qu'il serait malséant d'apporter des détails sur les affreuses prouesses réalisées par leurs tortionnaires.

Mais ces tueurs de taillis ne tiennent pas devant une troupe décidée : le 14 juin de la même année, près de Sanguesa, le général Reille se heurte à la guérilla et celle-ci, bien que commandée par son chef suprême qui, hélas, s'échappera, laissera six cents hommes sur les cailloux.

De la sueur, du sang et des larmes. 2r2vk74
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