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Les divisionnaires de Davout : FRIANT

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Les divisionnaires de Davout  :  FRIANT Empty Les divisionnaires de Davout : FRIANT

Message par Invité Sam 23 Sep 2006 - 10:57

Les divisionnaires de Davout  :  FRIANT Friantko1

Portrait de Friant (musée de l'Armée. Paris).



Louis Friant est un Picard, né à Villers-Molancourt le 18 septembre 1758. Après tenté une carrière militaire dans les Gardes-Françaises sous l’Ancien Régime, il intègre la garde nationale sous la Révolution.

Il rejoint ensuite l’armée de Moselle et reçoit sa première blessure.

Se distingue à Fleurus, en 1794, ou il est alors colonel.

Général de brigade dans l’armée de Sambre et Meuse, il sert sous Kleber en Belgique et sur le Rhin.

A la tête de 12 000 hommes il fait le siège de Maastricht et participe à la prise de Luxembourg

1796, il passe en Italie, sous le commandement de Bernadotte, s’illustre au passage du Tagliamento et à la prise de Gradisca.

Pendant l’expédition d’Egypte, il combat à la tête de la 2e brigade de la division Desaix, et se fait remarquer par Davout qui commande alors une brigade de dragons.

Il rejoint plus tard Davout au camp de Bruges et va désormais commander la 2e division du futur 3e corps d’armée.

Il a sous ses ordres trois brigades et cinq régiments d’élite : le 15e régiment d’infanterie légère, les 33e, 48e, 108e et 111e régiments d’infanterie de ligne. La division Friant conservera cette composition inchangée, pendant les campagnes 1805, 1806, et 1809.

Le tempérament de fonceur de Friant lui vaut des missions délicates et de nombreuses blessures.

Il participe in extremis à la bataille d’Austerlitz, après une marche forcée. Le matin du 2 décembre, ses hommes arrivent à point nommé pour juguler l’offensive de l’aile gauche de l’armée coalisée. Friant lance la contre-offensive française qui permet de reprendre Sokolnitz aux soldats de Langeron. Toujours aux avants postes, il marche l’après midi sur Menitz pour couper la retraite aux Austro-Russes.

Ces exploits lui valent d’être nommé grand aigle de la Légion d’honneur.

1806, victoire d’Auerstaedt. Cette bataille est le lieu du plus formidable exploit du 3ème corps du maréchal Davout. Opposés à la principale armée Prussienne, celle du duc de Brunswick, les 25 000 hommes de Davout vont remporter la victoire à un contre trois.

Février 1807, Friant est à nouveau blessé à Eylau.

1809, il s’illustre à Eckmühl puis à Wagram. Il est blessé pendant la grande bataille, en enlevant la tour carrée de Neusiedel.

1812, Friant va effectuer sa dernière campagne comme divisionnaire du maréchal Davout. Pour la première depuis le camp de Bruges sa division est modifiée. Le 108e et 111e sont transférés dans deux autres divisions et Friant se voit attribuer en échange les 2e et 3e bataillons du régiment Joseph Napoléon.
En Russie, Friant contribue à la prise de Smolensk. Joue un rôle capital à la bataille de la Moskowa en enlevant le village de Seminskoe. Il est blessé à Smolensk et plus gravement à la Moskowa, tout comme son fils Jean-François qui lui sert d’aide de camp. Les deux sont alors évacués sur la France.

Entre temps, Friant était nommé le 7 août 1812, colonel commandant des Grenadiers à pied de la Garde Impériale, en remplacement de Dorsenne, qui venait de mourir des suites de sa blessure.

Cette nomination et ses blessures l’éloignent définitivement de Davout, leur collaboration s’achève avec le temps des grandes victoires.

1813, Friant prend le commandement de la 4e division de la Jeune Garde.

Il démontre qu’il n’a rien perdu de ses talents de général à Hanau, puis en 1814, à la tête de la division de la Vieille Garde, lors des combats de Montmirail, Champaubert et Laon.

Créé pair pendant les Cents-Jours, il reçoit le commandement de la division des grenadiers à pied de la Garde Impériale,la plus prestigieuse des unités de l’armée française.

A Waterloo, il conduit personnellement ses hommes lors de l’ultime attaque de la Garde contre le centre anglais. Après l’échec de cette action, il trouve refuge, avec d’autres officiers, dans le carré du 1er régiment de Grenadier à pied pendant la déroute. Il reçoit alors sa dernière blessure de sa longue carrière

Sa dernière action au feu, dans le carré des « vieux de la Vieille », est le parfait symbole de ce que lui doit l’armée impériale.

Mis à la retraite par Louis XVIII, il meurt le 24 juin 1829.



Sources : Les divisionnaires de Davout de Frédéric Bey
Soldats Napoléoniens n°10
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Les divisionnaires de Davout  :  FRIANT Empty Re: Les divisionnaires de Davout : FRIANT

Message par Grenadier SCHNAPS Mar 3 Oct 2006 - 10:11

Alors, l'est-y point brave notre dernier Colonel-Major des Grenadiers de la Garde ?

Au surplus il fut beau-frère de Davout, Colonel-Général de ce même corps...

Ah, la famille ... [IMG]http://smileyon
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